25/02/2020

Nous avons une peine, ma génération, et je m’en pose bien des questions. Nous pensons à la Planète, comment peut-elle être sauvée de tous nos tas de simagrées, partout où chacun d’un être, même léger se meut ?

Mes cher-es, j’use de l’encre et de la feuille, d’une chance immense, et d’un don, à travers diverses compensations ; le vent se lève et puis se calme.

J’amène à une réflexion, suis-je donc parmi l’eau d’ici ? Oui, sans aucun doute, je suis chargé d’être léger. Encore simplement que Dieu nous bénisse encore et encore ! Mes chers ami-e-s, ma destinée est de vous porter quelques mots et quelques lettres, de temps à autre, dans cette lecture facile, nous parlons français, ou un autre muscle, nous ne confondons pas se prendre la tête et réfléchir.

Alors pour une brise, pour un petit bol en terre rempli d’un peu d’eau, nous sommes en train d’au moins s’amuser à ne plus pleurer nos sorts. Je me redresse.

Sans me gratter la tête, l’outil m’amuse, mes mains s’amusent, elles auraient bien été celle d’un sculpteur, ou celles d’un bâtisseur, celle d’un pianiste, d’un violoniste, d’un inventeur, d’un horloger, elles sont sur cette vie celles qui appuient sur le clavier d’une machine pour rendre un ramage délicat et humble.

Quoi de beau ? Qui de beau ? Quel amour ? Je n’en vis que peu, et seul, ou seul, et grand, énorme. Or l’art doit-il toujours se faire avec une femme nue à mes côtés, sans aucun doute, il  y a mon bout de Mer, à un petit millier de pas. La Mer Méditerranée ! La belle. Celle que je connais depuis l’enfance. Les pieds dedans les sourcils froncés, est-ce que je prenais le soleil aussi bien, enfant ? Qui s’en souvient si ce n’est le créateur et l’écrivain de destins. Mes amis, je pense à vous. Où que vous soyez, quoi vous fassiez, je vous fais parvenir un brin de mon courage et de ma force d’eau, car en cela ma vie s’applaudit. Des nouvelles ? Un roman ? Aujourd’hui, qui a le temps ? Non, ce serait trop simple, non ? Lire un roman, aujourd’hui, qui prend le temps dans le temps vécu turpidement à Paris ? Je ne veux pas que l’on dévore mon écriture. Elle est de l’eau, elle se boit, se reboit, et elle n’est pas turpide. Turbide ! Je t’aime, toi qui me lis. Je t’aime, toi qui m’inspire, et toi/vous qui me voulez, moi qui ne le sais pas.

Lucas